LES COURSES DE TROT

L'Avant-Course

Particulièrement dans la discipline du trot, l’avant course permet au parieur d’observer certains détails ayant une grande importance. Le comportement du cheval dans sa façon de trotter mais aussi son équipement, sont des éléments qui peuvent conforter ou non le parieur dans son pronostic initial.

LE HEAT

Au cours de la réunion et à plusieurs reprises, chaque trotteur effectue une séance d’échauffement appelée le heat. C’est le moment pour les parieurs de juger la capacité d’accélération du cheval: en effet, il lui est demandé un gros effort afin de le mettre en condition pour la course à venir.

Le heat se déroule souvent entre deux courses et des plaques de couleurs différentes correspondant à chaque course permettent aux parieurs d’identifier les chevaux en train de s’échauffer.

Certains parieurs présents dans les tribunes des hippodromes s’équipent de jumelles pour distinguer les allures des chevaux qui s’échauffent loin des spectateurs. Il est courant d’entendre qu’un trotteur «vole» lors de son heat, ce qui peut être interprété comme une bonne indication.

LE CANTER

Avant chaque course les drivers ou jockeys doivent se rendre aux balances afin de se peser, ils rejoignent ensuite le cheval auquel ils vont être associés et entrent en piste pour faire un canterLe terme canter défini l’allure à laquelle un cheval se rend au départ d’une course, il s’effectue devant les tribunes et peut s’avérer déterminant dans le choix des parieurs.

Le canter donne des indications sur l’aspect physique et la souplesse des trotteurs. L’action d’un cheval doit être belle et déliée, on doit avoir l’impression qu’il ne touche pas terre. Il est préférable d’écarter les trotteurs raides avec une foulée heurtée ou encore ceux qui tirent. Le trotteur doit paraître décontracté. Environ 5 minutes avant la mise sous les ordres, les concurrents d’une course s’exercent à prendre 1 ou 2 départs. C’est le moment de surveiller les chevaux fautifs (se mettant aux galop) et risquant de se faire disqualifier par la suite en course.

Même s’il arrive qu’un cheval fautif juste avant le départ montre un tout autre comportement en course cela reste un signe négatif. Les derniers échauffement sont aussi l’occasion d’observer les allures des chevaux déferrés et ceux munis de différents petits équipements matériels qu’on appelle des «artifices».

LE DÉFERRAGE

Le cheval déferré ressent une impression de légèreté incomparable qui, le plus souvent, lui permet de donner le meilleur de lui-même. Quand l’entourage d’un trotteur vise une course, ce dernier est donc désormais presque systématiquement présenté déferré. Le déferrage est interdit pour les trotteurs jusqu’à l’âge de 4 ans. Ayant tout intérêt à avoir des chevaux dont la carrière dure, les entraîneurs ne peuvent pas déférer leurs chevaux à chaque course car le déferrage peut abîmer les pieds du trotteur.

Si tous les chevaux déferrés ne réagissent pas de la même façon, un trotteur déferré peut réellement courir au-dessus de sa valeur. Lorsqu’il s’agit de la première fois, en particulier si le cheval est un peu âgé, le trotteur a de grandes chances de se transcender et d’améliorer ses performances passées. Avant, les entraîneurs pouvaient changer d’avis sur le déferrage de leur cheval jusqu’à 30 minutes avant le départ d’une course. Depuis le 1er mai 2009, un cheval doit être annoncé déferré ou non lors de la déclaration des partants.

Il existe 3 sortes de déferrages:

• (D4) Déferrage 4 Pieds, le cheval court «pieds nus», sans aucun fers.
• (DA) Déferrage Antérieurs, le cheval court sans aucun fers devant.
• (DP) Déferrage Postérieurs, le cheval court sans aucun fers arrières.

LES ARTIFICES

Un artifice est un équipement matériel pouvant protéger un cheval, mais il  sert surtout à le maintenir au trot et à améliorer ses performances. A l’inverse du déferrage, l’utilisation des artifices n’est soumise à aucune déclaration préalable.

1. LES OEILLÈRES FIXES, DESCENDANTES OU PIVOTANTES. Les œillères ont pour but de canaliser la peur et la nervosité de certains chevaux. Cet artifice, qui limite l’angle de vue, permet de les rassurer en les coupant de ce qui se passe à côté ou derrière eux. En plus des œillères fixes (Classiques, Australiennes ou Murphy), il existe au trot attelé des œillères particulières utilisées en course appelées «descendantes ou pivotantes». Une ficelle permet au driver d’enlever les œillères et de libérer la vue de son cheval dans la phase finale d’une course, créant un déclic chez le trotteur et lui permettant de finir plus vite. Il existe aussi des œillères grillagées qui évite au cheval de prendre des projections.

2. LE BONNET OUVERT OU 3. FERMÉ. Les bonnets servent à isoler des bruits et optionnellement de la vue latérale du cheval pendant sa course afin de le maintenir concentré.

– Le bonnet «Ouvert»: oreilles bouchées et sans œillères.
– Le bonnet «Fermé»: oreilles bouchées, avec œillères.

4. LE DÉBOUCHE-OREILLES. Des boules sont placées dans les oreilles des chevaux. En tirant sur des cordes reliées à ces boules, le driver débouche tout simplement les oreilles de son trotteur. Cette manœuvre est utilisée lors du sprint final et se traduit par une augmentation soudaine du bruit perçu par le cheval, ce qui provoque souvent son accélération.

5. L’ENRÊNEMENT SUPÉRIEUR. Certains trotteurs portent un enrênement supérieur, consistant en une rêne reliant la tête à la sellette, dans le but que les chevaux gardent la tête haute et ainsi d’éviter qu’ils prennent le galop.

6. LA MARTINGALE. Cet artifice empêche le cheval de trop relever la tête de manière à trotter plus «carré» et ample.

7. LES CLOCHES. Pièces en caoutchouc hémisphériques qui entourent les sabots. Les cloches servent de protection mais apportent aussi du poids. Dans ce cas, elles contribuent à l’équilibre général du trotteur et lui permettent de développer son allure la plus efficace.

8. LES GUÊTRES. Comme dans les sports extrêmes ces protections sont utilisées pour ne pas abîmer les membres du trotteur.

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